Fin février, quelques jours avant la Journée Internationale des droits des femmes du 8 mars, l’Académie Française (la très moderne institution gardienne du bon usage de la langue française fondée en 1634) s’est décidée à accepter la féminisation des noms de métiers. Elle a longtemps été frileuse sur la question, voire même farouchement opposée, dans les années 1990, à l’emploi de termes, comme « la ministre » et « la députée ».

          Mais tout vient à point à qui sait attendre : cela est désormais possible ! De même que l’on peut (ou doit) désormais dire « professeure », « experte », « principale », « cheffe », « auteure » ou « contrôleuse »… on pourra également dire « écrivaine » ! Et si certains jugent ce dernier mot laid ou dégradant parce que l’on entend « vaine » à la fin, n’oublions pas que pour la version masculine on entend également, et depuis fort longtemps, ce même adjectif quelque peu négatif : « vain » ! Et puis pourquoi « entraineuse » choquerait-il, alors que personne ne trouve rien à redire à          «coiffeuse » ? Diriger une chevelure serait-ce moins sérieux et noble que coacher une équipe de sportifs ?

           Il ne s’agit alors que d’acquérir l’habitude d’employer ces mots au féminin ! Vraiment ? Non, ne soyons pas dupes, un simple coup de baguette magique de l’Académie Française ne changera pas tout … Le combat est ailleurs ! C’est bel et bien dans le quotidien que l’on veut voir plus de femmes en politique, dans les métiers de l’informatique, de l’ingénierie, de la finance et, en général, à tous les postes de décision ! C’est donc les jeunes générations qui doivent relever le défi et imposer une vision plus juste de la société, en clamant haut et fort, comme nos élèves l’ont fait ce vendredi 8 mars au collège, leur bracelet de l’égalité au poignet :

« Boys and Girls, tous égaux ! »